Deux prix pour le Cameroun

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Dak’art 2006

Deux prix pour le Cameroun

Les Camerounais qui ont participé à la 7ème édition de la biennale des arts de Dakar sont de retour.

Sur plus de 80 artistes sélectionnés pour participer à Dak’art 2006, Guy Wouété était le seul à représenter le Cameroun officiellement. Mais il a su faire honneur à son pays en remportant deux prix. Le prix Djamilatou Bikami pour l’amitié sénégalo-varoise de groupe 30 Afrique (Dakar-Sénégal) qui lui donne droit à une résidence d’artiste avec prise en charge et pension complète, exposition et dotation en matériel de production, à l’atelier Chantier de la lune à Seine en France. Son autre prix, vient de la fondation Blachère. Il y aura une résidence et une exposition de 4 mois en automne prochain. Pour cette année qui s’achève, Guy Wouété a un programme plus que chargé. Dès le 1er juillet prochain, il se rend en Colombie pour deux mois et demie de travail. Ceci, grâce à une bourse de l’Unesco. S’en suivront ses différentes résidences où il compte maximiser son travail et en sortir plus qu'aguerri.
A côté de lui, Mpah Dooh et Emile Youmbi, ont exposé en off à Dak’art, tandis qu’une caravane artistique composée de Ginette Daleu, Lucfosther Diop, Dunja Herzog, Justine Gaga, Achilleka, Alioum Moussa et Goddy Leye, baptisé Exit tour est arrivé pour renforcer l’équipe camerounaise au pays d’Abdou Diouf. Ce groupe de sept artistes a traversé six capitales africaines (Lagos, Cotonou, Lomé, Accra, Ouagadougou et Bamako), avant d’entrer au Sénégal. Une entrée qui n’a pas du tout été facile pour l’équipe de Exit Tour, tout comme ce voyage artistique qui a débuté le 27 mars. Pendant deux mois, Alioum Moussa et ses pairs ont rencontré leurs collègues des pays traversés. Une rencontre qui leur a permis d’échanger, de discuter, de visiter ateliers, galeries et institutions privées. Mais cela n’a pas été facile. N’eût été “ la témérité du collectif et l’importance de Dak’art 2006 ” aux yeux de ceux-ci, “ le désir de partager, de comprendre, de nouer des relations ”, ces artistes n’auraient pas passé deux mois, à traverser l’Afrique par voie terrestre et maritime. “ L’énergie positive dégagée par les jeunes créateurs, avides d’expériences nouvelles et de connaissances a été un puissant fuel pour la machine Exit Tour. ”
Une machine qui a tourné, même, dans des conditions de stress énorme, comme lors du voyage Ouagadougou – Accra qui a duré deux jours de plus que prévu, ou même, lorsque le collectif de peintres camerounais est refoulé à la frontière sénégalaise pour défaut de visa. Finalement, tout s’est bien achevé pour le groupe. La caravane, après l’intervention du secrétaire général de la biennale, a bel et bien participé à la grande messe de l’art contemporain africain. Une expérience en plus, pour chacun d’eux. Fatigué, mais soulagé d’être revenu parmi les siens, chacun se dit heureux d’avoir fait le voyage de Dakar. “ Je pense qu’il est toujours bien de sortir du pays pour voir ce que font les autres et mûrir son art ”, confie Alioum Moussa. Rendez-vous est pris pour la 8e édition du 9 mai au 5 juin de ce festival de l’art contemporain international.
 

Par Vanessa Nana
Le 13-06-2006

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