Deux bébés meurent noyés à Deido plage

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Douala :

La tragédie s’est produite mardi 23 juillet au lieu dit " Pied dans l’eau ".
Monique Ngo Mayag

La tristesse et la désolation se lisent encore sur le visage du couple Samè Mboulè. La voix s’étrangle lorsque Jacques Samè évoque les circonstances de la mort de son fils de 18 mois. La journée de mardi 23 juillet 2008 venait tout juste de commencer et c’était l’heure pour madame Mboulè de ranger la maison et d’apprêter le déjeuner de son unique enfant. L’ensemble de ces obligations effectuées, la jeune dame s’activait à autre chose tandis que son fils prenait son repas de la matinée, son mari se préparait à rejoindre le marigot pour prendre son bain.

Après avoir vidé son plat, Yvan a retrouvé son lieu de jeu favori, les berges du fleuve (un bras du Wouri) qui jouxte l’enceinte familiale. Le père de l’enfant soutient qu’il n’avait pas encore entamé sa douche, que les habitants du quartier l’ont interpellé d’urgence, arguant que le corps du petit gît sans vie sur les bords du fleuve. Le géniteur de la victime accourt sur le site du drame.

Le corps de l’enfant flottait sur les eaux. Le corps repêché a été soumis à un bouche à bouche. " Nous l’avons transporté à l’hôpital de Deido et le médecin nous a rassuré sur son état. " Nous avons été surpris par l’annonce de sa mort quelques minutes plus tard”, confie Jacques Samè Mboulè. Pendant que ce dernier se lamente du décès de son fils, on lui annonce qu’on a recueilli un second corps proche de l’endroit où celui d’Yvan a été retrouvé. " C’est un riverain qui a en effet retrouvé le corps inerte de Christian, lui aussi âgé de 18 mois et cousin d’Yvan, puisque c’est le fils de mon petit frère ", révèle M. Mboulè.

Les deux dépouilles sont gardées à la morgue de l’hôpital de Deido. Elles seront conduites ce jour, 25 juillet 2008 à Mandouka, où aura lieu l’enterrement. " C’est mon épouse qui est le plus à plaindre, c’était son unique enfant. Moi j’ai trois enfants hors mariage" révèle le père de feu Yvan. Aux dires des riverains, ce n’est pas la première fois que le courant entraîne enfants et adultes sur les rives de Deido plage. " Mais la dernière fois remonte à plus d’un an " témoigne un habitant du coin.
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