Cameroon Music Corporation, quel avenir en 2007 ?

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Opinion : Cameroon Music Corporation, quel avenir en 2007 ?
La CMC est l’équivalent de la SACEM en France. Ces sociétés civiles gèrent les droits d’auteurs des musiciens chacune dans son pays. Là s’arrête la ressemblance visiblement.

Si la SACEM est une vieille dame, la CMC est née des cendres de l’ex-Socinada il y a moins de 05 ans. La société civile de droit privé camerounais gérée d’abord par Manu
Dibango et à présent par Sam Mbendé n’est décidément pas une famille unie. En cause, certains ayants droits portent un regard très critique sur la gestion des administrateurs, tant ceux d’avant que les dirigeants actuels.

Bataille rangée
Extrait des vœux de Sam Mbendé PCA de la CMC aux artistes le 1er Janvier 2007 :« Nombreux sont ceux d’entre vous qui nous ont contactés ces derniers mois pour s’enquérir du bien-fondé de certaines informations fallacieuses véhiculées par un groupuscule d’artistes qui se recrutent dans l’Association des musiciens de la diaspora camerounaise dont nous ne partageons pas les vues méprisantes et obscurantistes à l’égard du droit d’auteur au Cameroun.» Exemple de discours d’un bon père de famille?

Pour sa part, Jacky Toto président de l’AMDC donc parle Sam Mbendé ajoute une couche dans la dissonance des mélodies chez nos artistes musiciens. Dans une série de 05 interviewes toutes exclusives, nous vous proposons les propos du producteur parisien, propos acerbes à l’endroit de ceux qu’il désigne comme « une bande de charognards
qui a décidé de faire main basse sur le pactole des droits d’auteurs et droits voisins des artistes musiciens camerounais.»

Voici un minuscule échantillon de la diatribe du producteur de Alain Kounkou, Marie Josée Gibon et autre Samy Diko: «Manu Dibango est tombé dans un guet-apens... C’est un pantin qui dirige la CMC et nous allons le faire partir de là… Le Cameroun profane ses
hommes célèbres et ses monuments… Mono Ndzana réagit tard, désolé.»

On le voit en ce début d’année, le dossier CMC est un gros morceau croustillant qu’il faut mordre à pleines dents. L’assemblée générale c’est pour bientôt. Tom Yom’s et compagnie a déposé plainte contre la CMC. L’association des musiciens de la diaspora camerounaise (AMDC) qui regroupe près de 300 membres prépare sa montée aux affaires. Sam Mbendé l’actuel PCA ne reconnaît aucune importance à ces tendances contestataires. La guerre des clans a-t-elle commencé chez nos musiciens ? La CMC défraiera-t-elle la chronique en 2007?

Camer.be : Hermann Oswald G’nowa
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