Alerte : Huit mille déplacés sans assistance

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Casés dans des camps ils n'ont pas de moyens de subsistance.
D.G.

Ils étaient des milliers à rallier Kousseri hier en début de soirée à la suite d'un ultimatum donné par les rebelles. Lesquels ambitionnaient a-t-on appris de lancer un assaut en soirée. Cet afflux des déplacés a conduit à submerger des secouristes du comité départemental de la Croix Rouge du Logone et Chari. Lesquels avec le concours des autorités administratives ont spontanément recasé les déplacés à l'Ecole Nationale des instituteurs de l'enseignement général, dans le pourtour de l'hôpital de district et au musée d'art du Sultanat de Kousseri. Sur l'un et l'autre site, chacun y va de sa petite histoire pour raconter comment il a pu rallier la ville de Kousseri.

Au quartier Madama où est situé l'Enieg, c'est à même le sol que les familles sont installées. Entre ces étoffes qui servent de matériel de couche, on cuisine avec les quelques vivres rapportés dans les bagages. Des ressources qui s'épuisent au fur et à mesure que les jours passent.
Les conditions d'accès à l'eau potable sont une question cruciale. Un puits à ciel ouvert situé dans la cour de l'Enieg sert de principal point de ravitaillement en eau. Inutile de se poser des questions sur la protection contre les reptiles qui sont localisés dans les abords de l'Enieg, lequel est entouré d'un boisseau. Les toilettes de l'Enieg sont hors d'usage. Idem au musée du sultanat de Kousseri où la promiscuité est de mise.

Si ici on peut se réjouir d'avoir quelques tentes sur pied, il reste que le nombre de plus en plus important de personnes à accueillir invite à l'action.
Le secrétaire général du comité départemental de la Croix-Rouge camerounaise, M. Gaïssou, est lui aussi inquiet. " Il n'y a pas à proprement parler des mesures prises pour assurer la survie des déplacés. Pour le moment il n'y a pas de ressources mises à notre disposition. Ce que nous faisons c'est l'accueil au niveau des frontières des Tchadiens, leur orientation vers les centres de recasement et leur enregistrement. Nous n'avons ni moto, ni engin. Ce qui fait que nous sommes obligés d'aller à pied pour ramener les gens qui fuient la guerre. Nous avons en tout cas saisi nos responsables de Yaoundé qui disent que leur réaction ne saurait tarder."
En attendant, des enfants en bas-âge qui présentent des pathologies liées au climat brumeux et froid sont sans assistance. Parmi ces déplacés on dénombre de nombreux élèves, contraints d'abandonner les salles de classe pour fuir la guerre. Les témoignages poignants qu'ils révèlent sont saisissants et renseignent sur l'âpreté des combats qui ont cours à N'Djamena.
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