Une avancée dans la résorption de la pauvreté

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Dans ce recueil de textes, les contributeurs démontrent que faciliter l’accès des petits opérateurs économiques aux services financiers peut être source de richesses.


 Le vent de libéralisation qui a soufflé sur le Cameroun au début des années 90 a largement favorisé l’éclosion des établissements de microfinance.

A leur naissance, l’enjeu était d’éradiquer la pauvreté. Mais, aujourd’hui, des questions éthiques et morales hypothèquent leurs missions.
L’Afrique subsaharienne est la partie du monde la plus concernée par les questions de pauvreté et de développement. D’où le présent ouvrage, qui est en réalité la résultante des Journées de la microfinance qui ont été organisées par le Groupe de recherche en intelligence artificielle et en sciences de gestion (Griages) et la Faculté des sciences sociales et de gestion (Fssg) de l’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac) qui se sont tenues du 3 au 4 novembre 2005 à Yaoundé.
Il s’est agi, lors des travaux, de « fixer un cadre des débats du forum et présenter l’évolution majeure qui s’opère dans l’univers de la microfinance en zone Cemac ». L’ouvrage, qui comporte trois articles et des travaux en ateliers, traite, dans le premier article, de l’historique, des enjeux, des défis actuels et futurs de la microfinance, la typologie des institutions financières alternatives. François Kamajou, l’auteur de l’article, conclut que malgré ses limites, la microfinance constitue « une avancée significative » dans la résolution des problèmes de pauvreté d’une partie importante de la population mondiale.
Le deuxième article, « Naissance et évaluation de la microfinance dans le contexte camerounais », dresse l’état des lieux, son évolution et dégage les problèmes éthiques liés à la prolifération incontrôlée des établissements de finance décentralisés. Le dernier article, « Refinancement des établissements de microfinance », analyse les stratégies de financement. Partant du déploiement de la microfinance dans les villes secondaires du Cameroun telles que Bertoua, Kribi, Nanga-Eboko et Sangmelima, on note qu’il faut restructurer les activités économiques pour améliorer les revenus locaux.

(Sous la direction de) Jean Robert Kala Kamdjoug
La microfinance, outil de financement pour l’économie sociale et informelle en Afrique Centrale
Presses de l’Ucac, 2007
250 pages




Jean –Philippe Nguemeta
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