Hip-hop : Le Mboa come test se déporte à Yaoundé

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Ce festival de rap, qui s’ouvre à Douala jeudi prochain va durer deux mois.






La principale innovation est l’intégration de la capitale politique dans le programme de la compétition. Rendue à sa 4ème édition, le Mboa come test démarre ce jeudi 21 juillet 2011 dans la salle de spectacles de Douala Bercy. Tony Nobody et le Blaxity ont, à l’occasion, déroulé les axes de cette autre édition hier à Douala.
Ce festival culturel allie à la fois la compétition de rap, de danse hip hop, de concours de Miss, de Djing et un show des artistes de la scène les plus en vue de l’heure (Krotal, X-maleya, Boudor, etc.). La dotation prévue pour les gagnants n’a cessé d’évoluer. Elle est passée d’un million à cinq 5 millions Fcfa. De quoi attirer les compétiteurs issus des deux villes concernées.
«Les amoureux du Hip hop de Yaoundé estimaient que nous voulions privilégier ceux de Douala. Ils sont donc servis», s’est expliqué le directeur de production du Mboa Come test. Durant quatre semaines (tous les samedis), les compétiteurs de Yaoundé vont s’affronter jusqu’en quart de finale.

Puis ils effectueront déplacement pour Douala pour assister au reste de la compétition du 1er au 3 septembre 2011 (date de la finale). A l’arrivée, seuls deux finalistes vont s’affronter pour une place. «Notre souci reste le même : déceler les talents, les aider à accomplir leur rêve, leur offrir une vitrine d’expression, et révolutionner le Hip hop camerounais à travers le monde», a précisé Tony Nobody.
Le Mboa come test veut s’étendre sur toute l’étendue du territoire national. Il allie la compétence à la compétition. Les anciens finalistes sont pris en charge par l’équipe de production qui les forme et les place dans diverses structures.
Les Dj (disc jockeys) sont en service dans les meilleures discothèques du Cameroun. Les miss décrochent des contrats publicitaires, les danseurs ont la possibilité de se produire. «Même si dans nos différents contrats, rien ne le stipule. Ceci afin de participer à notre manière à l’émulation de la jeunesse, à l’évolution du rap et à sa diffusion. La chance est donnée à tout le monde. Même aux enfants de la rue. Il suffit juste que vous ayez du talent et que vous soyez prêt à le mettre en valeur», poursuit Tony Nobody, promoteur du festival Mboa come test.

Aristide Ekambi

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