Pourquoi un livre sur la fiscalité des affaires au Cameroun, de manière spécifique ?
L’idée de ce livre découle d’un constat de vide établi à partir de nos enseignements à l’Enam [Ecole nationale de d’administration et de magistrature Ndlr] et à partir de notre pratique professionnelle. La littérature fiscale au plan national est très rare et les écrits sur la fiscalité des affaires n’existent pas. Nous avons pensé à produire cet ouvrage pour les praticiens et pour les étudiants.
N’est-ce pas un simple assemblage des textes de lois ?
Non. Ce n’est pas un simple assemblage des textes de lois. Il a un ancrage doctrinal. Il y va de la sécurité des contribuables, pour que les textes législatifs soient bien compris des spécialistes. Et l’innovation centrale réside dans l’approche méthodologique. Nous la présentons sous une forme thématique. Nous avons identifié 13 thèmes, qui ont constitué les 13 chapitres du livre. Nous avons voulu un ouvrage pratique. Car, le droit des affaires se présente toujours de manière encyclopédique. Nous nous posons des questions auxquelles nous répondons pour rendre explicites le dispositif fiscal concerné. Par exemple : qu’est-ce que la fiscalité des assurances ? Qu’est-ce que la fiscalité pétrolière ? Etc. Et, nous apportons des réponses précises.
Théoriciens et praticiens de la fiscalité, qu’est-ce qui vous a motivés ?
Nous y avons pensé depuis la réforme des enseignements à l’Enam. Ainsi, l’ouvrage est un outil pour les praticiens et les étudiants, mais aussi pour les chefs d’entreprises qui peuvent s’en servir pour mieux intégrer les questions fiscales dans leurs décisions de gestion.
Comment avez-vous travaillé, puisque vous êtes deux auteurs ?
La collaboration a été très simple car, nous dispensons tous des cours à l’Enam. Nous nous sommes reparti les tâches et avons mis à contribution nos expériences respectives.
Un mois après la publication de ce livre, quel est le feedback ?
Nous avons déjà reçu une forte demande ; un réseau de distribution est déjà déployé et nous profitons des séances de dédicaces pour attirer d’autres demandes. Une séance de dédicace est prévue cet après-midi au siège du Gicam [groupement inter-patronal, le syndicat des patrons camerounais] à Douala. Les chefs d’entreprises, les experts comptables, les conseils fiscaux, les étudiants, la presse y ont été conviés.
Vous explicitez des textes législatifs. Avez-vous pensé faire des suggestions ?
Il y a de nombreuses propositions qui sont suggérées. L’analyse se fait sous forme de diagnostics et de suggestions. Il faut déjà relever que les textes existants au Cameroun permettent un sain déploiement des affaires.. Tout est dans la dynamique des acteurs qui permettrait de faire évoluer lesdits textes et les pratiques. Il faut déjà les connaître, les comprendre et pouvoir participer profitablement au jeu fiscal.
Propos recueillis par Justin Blaise Akono