Droit d'auteur : L'éternelle pomme de discorde

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En 2006, les artistes ont encore beaucoup parlé d'argent.
J. R. N.

Ce ne serait pas vraiment exagéré de dire que cette année, les artistes du Cameroun ont plus fait entendre leur voix dans la rue que dans des salles de spectacle. Et une fois de plus pour des questions d'argent. L'éternel question de la gestion du droit d'auteur. Presque aucune des quatre sociétés civiles chargées de gérer le droit d'auteur n'est restée à l'abri de soubresauts, dont la nature variait selon l'endroit où l'on se trouvait.
Le dernier en date est venu de la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques. Un conseil d'administration, le 9 décembre, qui s'achève en queue de poisson. Une scission au sein de ce conseil, dont certains des membres exigent une assemblée générale extraordinaire et d'autres un nouveau conseil. Le Pca, Hubert Mono Ndjana, qui décide de limoger le directeur général, Alphonse Bombogo, un proche de Magloire Ondoa, président de la Cpmc. Et finalement, un communiqué du ministre d'Etat chargé de la Culture qui demande la tenue d'une assemblée générale. La suite de ce palpitant feuilleton en 2007.

Déjà, au cours de l'année, la Sociladra avait fait parler d'elle. Le Pca avait alors décidé de faire payer, pour chaque livre en circulation au Cameroun, une taxe pour l'estampillage. Une décision qui avait soulevé les éditeurs et les libraires contre Mono Ndjana et Magloire Ondoa, alors unis comme larrons en foire.
A la Cameroon Music Corporation, il y a eu une plainte déposée par Tom Yom's et d'autres artistes contre Sam Mbendé, le Pca, pour détournement de fonds et mauvaise gestion. La procédure suit actuellement son cours. On ne peut pas non plus oublier la sortie des artistes pour protester contre la procédure initiée par l'Agence nationale d'investigation financière (Anif) à l'encontre de Magloire Ondoa.
Au niveau de la Socadap, on attend toujours une assemblée générale, alors que le mandat du Pca, Ondigui Onana (Othéo) est depuis longtemps arrivé à expiration. Certains plasticiens ont d'ailleurs organisé des émeutes pour s'en plaindre, mais rien n'a changé.
Finalement, les principales évolutions, en 2006, dans le droit d'auteur au Cameroun concernent les répartitions, qui ont eu lieu dans toutes les sociétés, mais surtout l'arrivée de directeurs généraux à la Sociladra, à la Scaap et à la Cmc.
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