Koppo : Le Francamglais est un atout de plus

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L’auteur de «Si tu vois ma go», qui reste le seul candidat du Cameroun au concours de musique Découvertes Rfi indique comment il prépare les finales annoncées à Ndjamena au Tchad cette année.

 



Comment avez-vous accueilli votre qualification pour le tour suivant du concours Découvertes Rfi la semaine dernière ?
J’étais d’abord content. Mais, surtout surpris car je ne m’y attendais pas, on ne me donnait pas beaucoup de chance, on me rappelait que mon album avait pris de l’âge [2004]. Quelque chose en moi me disait que Rfi n’avait pas ce type de considération. Mais, s’intéressait à la qualité et au feeling. Parallèlement, j’aurais aimé compétir avec les autres Camerounais inscrits à ce concours. Notamment Sandrine Viany ou Ze-Yang. Cela aurait donné plus de chance au Cameroun. C’est une lourde responsabilité en tant que seul Camerounais. C’est aussi beaucoup de stress.

Avez-vous une idée des réalités du concours ?
Non. C’est vrai que j’ai pris part à une édition qui a eu lieu à Douala en 2006. J’avais chanté. Mais, pas en tant que candidat. J’avais cru voir comment ça se passe, comment ça se joue à un détail. On verra bien.

Votre album date de 2004. Vos appréhensions ne devraient-elles pas se renforcer du fait que vous vous présentez au concours en 2010 seulement ?
Je l’ai d’abord présenté en 2006. Ils m’ont répondu en me disant que j’étais 23è sur plus de 250 candidats, que j’avais leurs encouragements, etc. cette année, je n’étais même pas convaincu. C’est un ami qui m’a encouragé en me disant qu’on ne sait jamais. Je ne peux que lui dire merci et que c’est lui qui avait raison. Je dévoilerai son nom plus tard si je gagne.

Alors, vous vous présentez à un concours Rfi de la langue français. Or, la langue que vous véhiculez, le Francamglais, ne vous posera-t-il pas de problème à la fin ?
Bien au contraire. Les gagnants en général chantent dans les langues africaines. Swahili, Wolof, Mandeng, en Duala, etc. je pense que c’est un atout de plus, quelque chose de nouveau. Cela me motive au contraire. Je crois que c’est la première fois que le Francamglais sera présenté à ce concours. Mais, c’est la deuxième fois que le Hip-Hop camerounais sera présenté après Dbh.

«Si tu vois ma go» date de 2004. Qu’est devenu son auteur entre temps ?
Koppo est devenu ce gars-là qui prépare toujours son deuxième album. Cela fait trois ans que je l’annonce. Je préfère ne plus donner de date, car j’ai déjà donné de faux rendez-vous à mon public. L’album est même terminé. Il reste qu’on passe au studio pour le finaliser. J’ai arrêté parce que j’attends de voir ce que va donner le concours. Si je gagne, ce sera autre chose. Néanmoins, le nouvel album parle de la vie, de moi, tel que je la vois, avec les mêmes termes de tous les jours. C’est la réalité du pays, avec une ouverture au monde. Avant de me présenter au concours, j’avais déjà un souci d’internationalisation de ma musique afin qu’elle traverse les frontières. Et je remercie Mutations de m’avoir consacré cet espace pour lancer un appel aux votants qui peuvent se rendre dans le site de Rfi www.rfi.fr pour voter Koppo. On est 20 millions de Camerounais et j’attends 20 millions de vote. Même les votes des bébés. J’en ai besoin.

Propos recueillis par Justin Blaise Akono

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