Pour ce qui est des Camerounais primés, Alain Meli Lannang a travaillé sur deux plantes utilisées en médecine traditionnelle dans notre pays, connues sous les noms scientifiques de Securida Longepedunculata et Ceiba Pentandra. Il est parti des rapports de l’Organisation mondiale de la Santé selon lesquels 80% des populations des pays en développement recourent à la médecine traditionnelle pour se soigner. Le principal problème des traitements traditionnels, notamment ceux à base de plantes, étant le manque de connaissance par rapport à l’efficacité, aux doses utilisées, au principe actif et au contrôle de qualité.
Le chercheur s’est focalisé sur l’étude des compositions chimiques des deux plantes étudiées et a identifié plusieurs de leurs principes actifs potentiels. Il a également effectué quelques évaluations pharmacologiques préliminaires qui devraient être approfondies.
De son côté, Edwige Claudia Momo Noumessing poursuivait un objectif précis : démontrer l’efficacité réelle d’une plante utilisée dans la médecine traditionnelle : la Laportea Ovalifolia. Ses recherches présentent le profil de toxicité et les effets des extraits de cette plante sur la glycémie et le profil lipidique des rats diabétiques. Pour le jury, ce travail conduit de manière " systématique et consciencieuse, répond aux critères de pertinence en matière de développement en premier lieu par la nature de la pathologie étudiée ". Le remède proposé par ce chercheur peut être cultivé, commercialisé et contrôlé au niveau local. Des avantages auxquels s’ajoute son prix jugé bas.
Emmanuel Mpkwelle, Cameroon Tribune