JANVIER
1964
Le 03 janvier 1964. Kamdem Ninyim Pierre. Ancien chef Baham, ancien ministre de la Santé dans le premier gouvernement Ahidjo, député apparenté FPUP qui rejoint les rangs de l’UC en 1961, est exécuté sur la place public à Bafoussam.
1968
11 janvier 1968. Ahmadou Ahidjo nomme Salomon Tandem Muna au poste de premier ministre du Cameroun occidental. Muna avait ainsi gagné le bras de fer qu’il avait engagé contre John Ngu Foncha son ancien partenaire dans le KNDP. Ahidjo, qui avait refusé de mettre fin au mandat ministériel de Muna et de Egbe Tabi, comme le souhaitait Foncha, prenait parti pour les dissidents, il savait que ces derniers, contrairement à Foncha avaient adhéré à l’idée d’un parti national unifié.
1971
Le 06 janvier 1971. La condamnation de Mgr Ndongmo. L’évêque de Nkongsamba, accusé d’avoir organisé un coup d’Etat contre le président Ahidjo avec la complicité du chef de l’UPC Ernest Ouandié est condamné à mort ainsi que deux de ses coaccusés.
Le 15 janvier 1971. L’exécution de Ouandié Ernest. Le dernier chef historique de l’UPC, qui avait refusé de faire un recours en grâce auprès du président Ahidjo et deux de ses lieutenants, Raphaël Fotsing et Gabriel Taben, sont transférés à l’aube de Yaoundé à Bafoussam dans le pays bamiléké dont ils sont originaires. A 10h22, en présence d’une foule de personnes invitées sur la grande place, ils furent exécutés.
1983
Le 14 janvier 1983. Paul Biya devient le président de l’UNC. Le comité central de l’UNC, convoqué le 7 septembre, organise un congrès extraordinaire de l’UNC et porte à sa tête Paul Biya, président de la république du Cameroun depuis dix mois.
FEVRIER
1958
Le 16 février 1958. La chute du gouvernement Mbida. En minorité après la démission collective des ministres proches du vice premier ministre et ministre de l’intérieur Ahmadou Ahidjo, le premier gouvernement camerounais dirigé depuis mai 1957 par André Marie Mbida est renversé.
1960
Le 21 février 1960. La première constitution du Cameroun. Le référendum constitutionnel organisé dans l’ensemble du pays amène à l’adoption d’une constitution. Rédigée par le comité consultatif créé par la loi du 31 octobre 1959, la première constitution du Cameroun est calquée sur la constitution française de 1958. (Voir Un jour et l’histoire)
1961
Le 11 et 12 février 1961. Un référendum est organisé au Cameroun britannique. Les populations du Nord et du Sud avaient le choix entre le rattachement au Nigeria ou au Cameroun français. Le Sud opta pour l’intégration au Cameroun par 233 571 voix contre 97 741. Le Nord opta pour l’intégration au Nigeria par 146296 voix contre 97 659.
1984
Le 23 février 1984. Procès des présumés complices d’Ahmadou Ahidjo dans la tentative d’assassinat du Président Biya. Les principaux accusés, des militaires détachés au service de l’ex président, Adamou Salatou et Ibrahim Oumarou. Ce dernier, qui avait tout avoué lors des auditions s’écroule à la lecture du verdict en criant : « Fochivé m’a trompé. Je devais être acquitté »
MARS
AVRIL
1947
Le 30 mars 1947.Le dernier congrès de l’UNICAFRA. A Douala sous les cendres de l’UNICAFRA, une nouvelle organisation affiche clairement ses distances avec l’administration coloniale. En prônant la naissance d’un mouvement unitaire, les anciens sympathisants de l’UNICAFRA fonde le Rassemblement Camerounais (RACAM ) qui a pour slogan « Camerounais de toutes les races et de toutes les classes, unissez-vous ». Il posera les bases de l’UPC.
1959
Le 13 mars 1959.Le vote de l’ONU, l’émergence d’Ahmadou Ahidjo et le dernier combat de l’UPC. L’Onu donne le feu vert à la fin de la tutelle sans préalable. Malgré la forte opposition des leaders de l’UPC en exil et des pays progressistes, qui souhaitaient comme préalable l’abrogation du décret de dissolution de l’UPC, et l’organisation des élections législatives sous l’égide de l’ONU avant l’indépendance, le vote de l’ONU est favorable aux hommes de Yaoundé. La France et l’ONU écartent définitivement les nationalistes de l’arène politique camerounaise. (Voir Un jour et l’Histoire)
1966
15 mars 1966. Assassinat de Osende Afana. La mort du chef de la deuxième colonne du maquis de l’UPC dans l’Est-Cameroun met partiellement fin au deuxième front. Le brillant économiste et le plus maoïste des upécistes est abattu non loin de la frontière du Cameroun avec le Congo.
1969
Le 10 mars 1969. Le premier congrès de l’UNC à Garoua et La naissance officielle du parti unique Le congrès de Garoua marque véritablement la fin d’une période. El Hadj Ahmadou Ahidjo est porté à la tête de ce qu’il nomme le « grand parti de l’unité ».
1985
Le 24 mars 1985. La naissance du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). A l’issue du congrès de l’UNC, il a été décidé de la transformation du nom du parti. Le RDPC qui s’installa dans tous les créneaux de l’UNC ne voulait cependant pas être comptable de l’histoire de celui-ci. En popularisant le concept de « Renouveau national », le président Paul Biya suscita des moments d’espoirs.
Le souffle de la mort plane sur le Cameroun en ces mois d’avril. Si dans le pays Bassa l’on enterre sans tambours et trompettes les illusions combattantes de l’UPC, les violences du pouvoir sèment la mort et poussent à l’exil extérieur et intérieur.
1959
Le 12 avril 1959. La mort officielle dans le pays Bassa de l’aile combattante de l’UPC.Après le ralliement de Mayi Matip et de plusieurs militants du maquis Bassa, sous l’instigation du gouvernement Ahidjo, une élection législative partielle est organisée dans le pays Bassa. En favorisant l’entrée à l’ATCAM des anciens maquisards sous la conduite de Mayi Matip, elle certifie l’existence d’une UPC dite légale et amène à confiner dans le registre du banditisme et du terrorisme les actions de l’aile Bamiléké de l’UPC.
1960
Le 24 avril 1960. L’incendie du quartier Kongo à Douala. Un gigantesque incendie embrase le quartier populaire Kongo de Douala qui est présumé abriter une forte communauté des sympathisants de l’UPC. Aucun rapport n’a pu établir les origines et le nombre des victimes.
1964
Le 16 avril. La mort du vice-président Abel Kingue . Quatre années après la mort du président Félix Roland Moumié, le malheur frappe une fois de plus la famille des nationalistes camerounais à l’étranger. Abel Kingue, vice-président depuis 1952 et réfugié en Egypte, meurt le 16 avril au Caire. Dernier des cadres de l’UPC à partir du Cameroun. C’est sous l’insistance du Secrétaire général Ruben Um Nyobé, qu’il abandonne le maquis qu’il avait organisé après les évènements de mai 1955 pour se réfugier au Cameroun occidental.
1999
10 avril 1999. Mort de John Ngu Foncha. L’ancien vice-président du Cameroun fédéral est décédé à Bamenda à l’âge de 83 ans. Sympathisant actif de l’UPC au début des années 1950, il fut un temps secrétaire exécutif de l’éphémère comité d’unification né dans le Cameroun occidental après la dissolution de l’UPC. Malgré l’opposition des membres de sa famille, le 24 avril 1999, lors de ses obsèques, le représentant du chef de l’Etat, Cavayé Yeguié Djibril, l’a fait à titre posthume grand cordon du mérite camerounais.
MAI
Mai 1955. La fin du combat politique de l’UPC. Des émeutes embrasent une partie du pays.
Le mois de mai 1955 fut très chaud. Des incidents violents éclatent à Douala, Yaoundé, dans le pays bassa et le Moungo. Ces incidents opposent les militants nationalistes de l’UPC plus déterminés que jamais, à l’armée coloniale. On signale des morts et des blessés de part et d’autre. Les principaux leaders nationalistes, de crainte d’être arrêtés, choisissent soit le maquis, c’est le cas de UM NYOBE, soit de s’exiler au Cameroun occidental, sous administration anglaise. Deux mois plus tard, la dissolution de l’UPC est prononcée par l’administration coloniale française.
Le 20 MAI 1972. La naissance de l'unité nationale.
C’est la conséquence du référendum du 20 mai 1972, où une majorité de Camerounais se déclarent favorable à l’instauration de l’Etat unitaire. Ahmadou Ahidjo, alors chef de l’Etat et principal artisan de ce projet,invoqua des raisons d’économie budgétaire et de souplesse administrative,mais surtout d’unité nationale. L’Etat Fédéral du Cameroun comprenait en effet trois gouvernements et quatre assemblées. Après plus de quarante ans , les Camerounais étaient à nouveau dans un sel et même Etat
Le 13 MAI 1957 : Le premier gouvernement du Cameroun. Le 13 mai 1957, Pierre Messmer, Haut Commissaire Français au Cameroun,désigne André Marie Mbida, député du Nyong-et-Sanaga, Premier ministre du territoire autonome du Cameroun. Francophile convaincu, il juge que le Cameroun n’est pas encore mûr pour l’indépendance. C’est d’ailleurs ce qui lui vaut d’être nommé à ce poste, malgré son caractère impétueux et arrogant. Mais très vite, il va s’aliéner le soutien de son parrain français à cause de ses excès de pouvoir. Il entre en conflit avec Ramadier nouveau Haut Commissaire, car celui-ci semble plus favorable à l’indépendance et à la réunification du Cameroun, alors qu’il continue de s’y opposer. Sous l’instigation de Ramadier, Ahmadou Ahidjo, vice – premier ministre et ministre de l’intérieur démissionne du gouvernement avec tous ses partisans. Le 13 février 1958 Mbida devra démissionner après deux motions de censure votée par l’Assemblée législative. Son « règne » n’aura duré que neuf mois.
MAI-JUIN
Le 5 mai 1960. Le premier président camerounais. Ahmadou Ahidjo est élu président de la république du Cameroun
L’élection de celui qui était jusque-là le premier ministre du Cameroun oriental n’est pas une surprise dans une assemblée où son parti, l’Union camerounaise, détient la majorité des sièges (51 sur 100). Allait s’ouvrir un quart de siècle de règne pour celui qui aura jeté les bases institutionnelles de l’Etat moderne du Cameroun.
Le 26 Mai 1990 : Les débuts de la fin du parti unique au Cameroun. Démarrage des activités du SDF à Bamenda
Ce principal parti de l’opposition camerounaise marque son entrée sur la scène politique par une marche qui fait date dans l’histoire politique du Cameroun. Car, il faut dire qu’il a fallu un sacré courage aux militants de ce parti, et surtout à son leader John FRU NDI pour organiser cette manifestation dans un contexte où le régime en place à Yaoundé était fermement opposé à toute ouverture politique, en témoigne les multiples marches de protestations organisées dans tout le pays contre le multipartisme, « cette nouvelle denrée à la mode, importée de l’extérieur ».
Menaces et intimidations n’entamèrent en rien la détermination de FRU NDI et de ses partisans. Le jour j, dans une ville assiégée par les forces de l’ordre, la manifestation eut lieu à Ntarikon Park. Des dizaines de milliers de personnes défilent pacifiquement. Les forces de l’ordre réagissent comme à l’accoutumée : brutalement. Cinq hommes et une jeune fille s’écroulent, fauchées par les balles. La version officielle prétendra qu’ils sont morts piétinés par des marcheurs. Le Cameroun est en état de choc. L’audace des marcheurs de Bamenda aura payé, car un mois après ce meeting, au congrès du RDPC, Paul BIYA annonce le multipartisme. En mars 1991 le SDF est reconnu officiellement.
Le 13 juin 1957. Les nationalistes camerounaises de l’UPC deviennent des persona non grata dans la zone anglaise. Interdiction de l’UPC au Cameroun occidental sous administration anglaise.
Au petit matin du 13 juin 1957, les principaux responsables francophones de l’UPC qui s’étaient réfugiés dans la ville de Kumba, en zone anglaise, sont arrêtés et conduits manu militari à Victoria (Limbé).Après quelques jours de détention, ils seront expulsés vers Khartoum au Soudan. Ainsi allait commencer la longue errance des leaders upécistes à travers le monde, mais aussi l’internationalisation de la lutte pour l’indépendance du Cameroun. Il convient de rappeler que ce parti était interdit en zone française depuis mai 1955
Le 1er juin 1961. Le Cameroun démembré. Le Cameroun britannique septentrional devient officiellement une province indépendante du Nigeria
Ce ralliement n’était que la conséquence des consultations organisées dans cette partie du Cameroun par les autorités anglaises et onusiennes, en vue de résoudre l’opposition entre indépendantistes et réunificationnistes. Lors de ces consultations organisées le 11 février, en effet, alors que les populations du sud se prononçaient pour la réunification avec
Le 15 juin 1972. Un Camerounais à la tête de l’Afrique. Election du camerounais Nzo Ekanghi au poste de Secrétaire général de l’OUA.
Ce natif de Nguti dans le sud ouest anglophone à qui bien d’observateurs reconnaissaient d’indéniables qualités, ne passera malheureusement que deux années à la tête de l’organisation. Son départ précipité reste lié à l’affaire du contrat OUA-LONRHO (
JUILLET-AOUT-SEPTEMBRE
Le procès fondateur du régime autoritaire.
Le 11 juillet 1962. Théodore Mayi Matip, Bebey Eyidi, André Marie Mbida, et Charles Okala furent les premières victimes des lois sur la subversion. Ils écopèrent de trois ans de prison ferme pour menées subversives et détention d’armes. Rassemblés dans le Front national unifié, depuis juin 1962, ils publièrent un manifeste dénonçant les visées antiparlementaristes et autoritaires du régime Ahidjo. En se présentant comme les défenseurs du sud, ils s’élevèrent contre le parti unique sous jacent et contre « une dictature de type fasciste ».
La naissance de l’Etat fédéral du Cameroun
14 août 1961. L’assemblée nationale du Cameroun adopte la première constitution fédérale pour le Cameroun et écarte, selon les souhaits du président Ahidjo, toute forme de régime parlementaire.
La tragédie du lac Nyos
21 août 1986 .Une grande explosion due à une accumulation de gaz dans le sous sol (Lac nyos) a lieu dans la région du Nord-Ouest (Cameroun). Le gaz carbonique qui s'échappe de la faille provoque la mort de près 2000 hommes, et entraîne le déplacement de milliers d'habitants de la région
La mise sur pied du parti unique.
1er septembre 1966. La naissance de l’Union nationale camerounaise (UNC). Fruit du ralliement à l’Union camerounaise (UC) du président Ahidjo des partis d’opposition (sauf l’Union des populations du Cameroun, UPC) et des formations dominantes de chacun des Etats, notamment le Kamerun national democratic party (KNDP) du vice-président Foncha.
L’assassinat de Ruben Um Nyobé
Le 13 septembre 1958. Le secrétaire de général de l'Union des populations de Cameroun (UPC), Ruben Um Nyobé est assassiné dans le maquis du pays Bassa. La mort du leader nationaliste camerounais, dans la clandestinité depuis juillet 1955, marque la fin de l'aile bassa de la lutte pour l'indépendance du Cameroun.
L’Etat d’alerte dans la région bamiléké
Le 29 septembre 1959. L’état d’alerte est proclamé dans la région bamiléké. Il donne aux chefs de circonscriptions tous les droits sur les habitants. Ils récupèrent toutes les armes à feu et éloignent tous ceux qui ne peuvent prouver leur résidence. Cette situation devient permanente jusqu'à l’ordonnance n°2 du 12 janvier 1960.
OCTOBRE
11 octobre 1992. La réélection de Paul Biya. Avec 39,9% le candidat du RDPC devance le chef de file de l’opposition le chairman du SDF, Ni John Fru Ndi (35,9%) Cette première élection présidentielle pluraliste au Cameroun conforte le clivage régional. La désignation du président sortant comme vainqueur entraîna une vague de colère et de violences dans le pays.
25 octobre 1958. La conversion d’Ahmadou Ahidjo à l’idée de l’indépendance. Sur l’initiative du gouvernement, l’Assemblée législative du Cameroun adopte la résolution évoquant la nécessité de l’indépendance du Cameroun et la fin de la tutelle.
29 octobre 1959. Le non de Daniel Kemajou Le député Daniel Kemajou prend la tête d’une poignée d’élus pour s’opposer au vote des pleins pouvoirs à Ahmadou Ahidjo. Dans un discours emprunt d’émotions, de passions et surtout de politique, l’ancien président de l’Assemblée législative du Cameroun tente de faire barrage à la mise en place de l’un des rouages essentiels du « Régime Ahidjo ».Voir un jour et l’histoire.
NOVEMBRE
3 novembre 1960. La mort du président de l’UPC Félix Roland Moumié. Deux années après la mort de son secrétaire général, Ruben Um Nyobé, l’annonce de la mort à Genève du président de l’UPC en exil plonge dans la désolation une grande partie de la population camerounaise. Victime des services secrets français, Félix Roland Moumié disparaît et marque un point final à l’espoir d’une véritable indépendance du Cameroun.
4 novembre 1982. La démission d’Ahmadou Ahidjo. Après 24 années de pouvoir sans partage à la tête du pays comme du parti unique (UNC), le président Ahidjo, sans aucune forme de justifications, cède sa place à son premier ministre et successeur constitutionnel Paul Biya.
6 novembre 1982. La naissance du Renouveau. Paul Biya prête serment et devient le deuxième président du Cameroun. Il a comme premier ministre Bello Bouba Maïgari. Le concept de renouveau fait naître beaucoup d’espoirs.
30 novembre 1989. La mort d’Ahmadou Ahidjo. La nouvelle est susurrée dans les gargottes et les bars des centres urbains. La mort à Dakar (Sénégal) du premier président du Cameroun n’a pas troublé les habitudes ni à l’ambassade du Cameroun à Dakar où flottait toujours le drapeau camerounais au passage du maigre cortège funéraire, ni dans les médias officiels du Cameroun.
DECEMBRE
La rédaction Histoire-du-Cameroun.Com
18 décembre 1944. La première centrale syndicale camerounaise. l’Union des syndicats confédérés du Cameroun, (USCC) affilié à la CGT française naquit pour coordonner et rendre plus efficace l’action des syndicats regroupant les travailleurs colonisés. C’est sous l’instigation de Gaston Donnat, jeune instituteur et communiste français, créateur des Cercles d’Etudes sociales qui eurent pour auditeurs de nombreux leaders nationalistes camerounais. (Um Nyobé, Charles Assalé, Jacques Ngom), que les différents syndicats se regroupèrent sous l’étiquette de l’USCC.
15 décembre 1957. La rébellion prend pied dans le pays bamiléké. L’assassinat du député Samuel Wanko introduit dans l’Ouest Cameroun les vagues de violences qui touchaient les représentants de l’Etat dans les centres urbains et les localités proches de Douala et du pays Bassa. Le député des Paysans indépendants est assassiné ainsi que six autres personnes dans une embuscade près de Bafoussam.
18 décembre 1957. Le gouvernement Mbida se radicalise. Le premier ministre s’oppose à toute option politique susceptible de ramener l’UPC dans la légalité et le calme dans le pays Bassa. En voyage à Paris, il obtient le renforcement des effectifs de l’armée, notamment trois compagnies supplémentaires de soldats français.
11 décembre 1999. La mort de Charles Assalé premier premier ministre camerounais. Il fut de toutes les luttes nationalistes au Cameroun. Membre fondateur de l’UPC, syndicaliste dans l’USCC, il rejoignit le camps de l’administration coloniale en juin 1959, date qui marqua son entrée dans le gouvernement Ahidjo comme ministre des finances. Après l’indépendance, il devint le 14 mai 1960, le premier premier ministre du Cameroun indépendant. Il meurt à Yaoundé à 88 ans comme simple militant du RDPC.
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