“ Je ne cours pas derrière le cachet de production ”
Il a fallu du temps pour que vous sortiez cet album. Comment expliqué vous ce long silence artiste ?
Ecoutez, vous posez là une question qui m’étonne un peu. Mon dernier album date de 4 ans. Il s’intitulait “ jubiler la vie ”. Je ne pense donc pas que j’ai gardé un long silence. Vous savez à notre époque faire un disque cela se prépare. Il fallait mûrir les textes, les sons, pour sortir par la suite un travail bien élaboré. Il ne s’agit pas de faire ce que certains musiciens font aujourd’hui. A savoir, courir derrière le cachet de production. C’est un phénomène réel dans le milieu artistique. Les musiciens vont voir les producteurs avec des travaux non achevés. Ils encaissent le cachet de production et sortent tous les trois mois un disque. Ce n’est en tout cas pas ma démarche.
Quelles ont été les conditions de réalisation de cet album ?
Si je vous dis que c’était facile, je serais certainement un menteur. La musique est un métier. Dans tout métier, il y a le travail. Mais après un certain nombre d’années, on acquiert l’expérience qui est différente de la routine. En tout cas, j’ai travaillé dans des conditions sereines. Il a fallu que je mette ma crédibilité sur le plateau pour convaincre un certain nombre de musiciens sérieux pour qu’ils me rejoignent en studio. Je pense notamment à Foé Ayissi, Patou Bass, Toumba Nika, Thierry Sandio, Essono Victorien, Mba Mba, Valery Medjo, Akamba Yves, et Sam Mbende. Je profite de l’occasion que vous m’offrez pour leur dire merci.
Votre album a eu deux producteurs. Comment expliquez vous cela ?
C’est vrai. Le premier producteur était Achille Mbanga. Je l’avais sollicité. Il a accepté, mais n’est pas allé jusqu’au bout de l’affaire. C’est-à-dire que après ma sortie de studio je lui ai remis la maquette. Mais celle-ci a fait plus de huit mois sans suite. J’ai compris que les carottes étaient cuites, et qu’il fallait tout simplement les manger. C’est à ce moment que j’ai pris contact avec les Editions Moussa Haïssam qui ont pris l’album et l’ont amené au Gabon. Hilarion Nguema que l’on ne présente plus, qui est le directeur artistique de cette maison de production, a écouté l’album avec tout son staff. De retour au Cameroun, Moussa Haïssam m’a appelé pour me dire qu’il allait produire l’album. Je l’en remercie.
Après l’album quels sont vos projets ?
Je souhaite d’abord rendre l’album célèbre au Cameroun et en Afrique. Et pourquoi pas dans le monde. C’est une ambition qui n’est nullement démesurée. Je ferai une soirée dédicace dans quelques jours pour rencontrer mes fans qui me voient ces jours-ci au petit écran. J’ai l’ambition d’aller vendre cet album, et le rythme Ekang, un peu partout. J’ai une pensée particulière pour mon parrain Messi Martin. J’espère aller faire des concerts en Europe comme d’habitude. L’année prochaine, nous allons remettre très rapidement les autres titres qui restent sur le marché avec le concours des Editions Moussa Haïssam.