Synergies africaines exclues du projet

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Nutrition et soutien aux Oev

L’information est tombée tel un couperet, créant l’émoi dans une salle presque comble du Palais des congrès de Yaoundé. Motif, incompétence.

Cette Ong n’a pas transmis ses rapports, soutenait-on, Programme national de soutien aux Oev (Pns - Oev), “alors qu’ils perçoivent leur budget longtemps avant les autres”, selon des sources concordantes au Cnls (Comité national de lutte contre le sida), dont le secrétaire permanent, le Dr Maurice Fezeu, a bien fait savoir, au terme du séminaire d‘évaluation des activités 2007 et de planification des activités 2008, organisé à Yaoundé les 05 et 06 février, “qu’il mettra de côté tous ceux qui ne veulent pas travailler, même ceux qui se croient intouchables”.
C’est au Cnls que sont domiciliés les fonds alloués par le Fonds mondial pour la mise en œuvre des plans d’action des associations et Ongs recrutées pour les besoins de la cause. Aux Synergies Africaines, le mardi 12 février, le Dr Fred William Tjeega, chef de la division études et projets par intérim et coordonnateur du projet Oev, croit savoir que les qualifier d’incompétents est une déformation de la réalité. Dans la mesure où “les Synergies sont une organisation panafricaine qui donne le maximum pour la réduction des souffrances des Oev”. Par exemple, poursuit-il, il a été attribué aux SASS trois sites (Yaoundé I, VI et le département de la Haute Sanaga). Sur les 10.476 enfants identifiés, 200 ont été retenus en fin de compte pour recevoir les aides allouées. Chantal Pulchérie Biya y a inclus 100 autres sur chacun des trois points, pour un total de 900 enfants, au lieu de 600. Pour la mise en œuvre des activités, il leur a été accordé 11.937.710 F Cfa comme les autres groupes associés dans le projet.
Seulement, se lamente William Tjeega, cet argent arrive avec beaucoup de temps de décalage, ce qui les contraint à pré-financer leurs actions sur le terrain. Bien plus, soutient-il, “la Haute Sanaga est une région enclavée, qui nécessite des mesures d’accompagnement pour rejoindre les cibles”. Or, ils font face à un déficit de ressources humaines. Celles mises à leur disposition par le Pns-Oev, soit un travailleur social et une assistante sociale par site, sont insuffisantes, pour accomplir les tâches d’approvisionnement en denrées alimentaires et distribution sur site. D’autre part, ajoute-t-il, les Synergies vivent une conjoncture économique particulière et doivent faire le plaidoyer afin de mobiliser des ressources et sceller des partenariats susceptibles de leur permettre de remplir les missions qu’elles se sont fixées.

Sous-traitance et partenariats
Aux dernières nouvelles, le rapport d’activités revendiqué aurait été transmis le 11 février dernier, selon des informations de Jean Sébastien Mbiatcha, Secrétaire Exécutif (SE) des SASS, une semaine après le lancement des activités 2008. Avant cette organisation, deux autres organisations internationales et 10 associations locales avaient été sortis du programme pour les mêmes raisons. Il s’agit, pour les deux premières, de Plan International, et de HACY (Hope for african child initiative) qui est liée par une convention autant avec les synergies qui la représente dans le projet. Qu’avec Plan International (PI) qui abritait son projet, et avec lequel il partageait ses ressources humaines, selon M Toh Ephraïm Yongha, conseiller médical à PI. Récemment affecté à son poste, ce qu’il sait de ce dossier OEV dit-il, c’est que la mauvaise gestion décriée est due au fait que HACI avait scellé un contrat de sous-traitance avec des ongs et associations qui devait conduire ses actions dans les trois régions à lui attribuées. Il s’agit de Chameg dans le Sud, Mpacam au Centre, Reach Out à l’Ouest et au Sud-Ouest, et CMA à l’Ouest. Et dans les départements du Fako dans la province du Sud-Ouest, le Mbam et Kim dans le Centre, et le haut Nkam à l’Ouest. Pour les localités concernées, on note entre autres, le Dian, Buéa, Manengouba, Ntui, Bandja, Kekem, Bana, et Bakou. Des agglomérations où les activités menées n’ont jamais été restituées, de l’avis de M Yongha. Qui précise que par conséquent les fonds ne pouvaient pas être débloqués en l’absence de justificatifs des dépenses antérieures. En terme de budget, souligne notre source, c’est le même monta t qui est alloué aux organisations sélectionnées, mais qui très souvent arrive avec un décalage de temps important.
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