Les deux parties s’engagent à garantir une meilleure répartition des responsabilités.
Un train qui arrive à l’heure ; du confort pendant le voyage, bref un service de meilleure qualité. Tels sont les engagements pris par le concessionnaire Cameroon railways (Camrail) et l’Etat Camerounais représenté par les ministères des Transports ; des Finances ; de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire. C’était au cours de la signature de l’Avenant n°2 de la Convention de concession ferroviaire qui lie ces deux parties. Cet avenant redéfinit les modalités de financements des infrastructures en vue d’assurer la viabilité et la pérennité de la concession.
“ Ce qui est essentiel pour nous opérateurs privés est que dans cet avenant, nous sommes liés nous-même à un programme de développement et nous avons le soutien des pouvoirs publics ”, explique Michel Roussin. D’après le président du Conseil d’administration de la Camrail cet avenant qui “ prend en compte notre capacité à investir ”, apporte à l’entreprise privée du temps pour accomplir les missions qui lui ont été confiées par l’Etat camerounais. En outre, soutient-il, “ l’Etat accompagne de façon significative cet investissement du secteur privé. Donc il y a là le schéma très concret de ce qu’est le partenariat public-privé. Il y a évidemment des contraintes qui sont imposées à l’opérateur privé qu’est Camrail notamment dans le domaine de l’amélioration des services, les infrastructures, nous investissons pour acheter le matériel roulant, etc. ”
Ce second avenant – le 1er a été signé le 16 septembre 2005- naît d’une recommandation du Comité ad hoc mis sur pied le 26 avril 2007 par le ministère des Transports. Chargé de l’examen des projections financières afin d’évaluer les financements pour la réalisation des infrastructures ferroviaires, il parvient à la conclusion selon laquelle, le concessionnaire ne peut faire face seul à ses engagements en matière de financement des renouvellements des infrastructures. Car comme le reconnaît Mefiro Oumarou, secrétaire d’Etat au Mintransports, le “ chemin de fer est un investissement hautement capitalistique. Quand les rails ne fonctionnent pas, il n’y a pas de service. Il faut assurer la maintenance, le renforcement du capital fixe au fur et à mesure… ”. Entre 2009 et 2020, les deux parties comptent investir 230 milliards de Fcfa en terme d’infrastructures dont 72 milliards de l’Etat camerounais. Seuls les usagers de Camrail sauront apprécier ces promesses surtout au regard de l’actualité du palais des sports.
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