Trafic : 5 tonnes de rail volées saisies à Douala

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Les policiers du commissariat de la gare de Bessengue viennent de mettre la main sur trois présumés voleurs.
Aristide Ekambi (stagiaire)

C'est dans la localité de Piti, près du pont sur la Dibamba que les éléments du commissariat de la gare de Bessengue de Douala, alertés des mouvements suspects du chef de la dite localité, vont mettre la main sur trois individus qui s'apprêtaient à emporter près de 5 tonnes de matériel ferroviaire, dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 décembre dernier, à l'aide d'un camion Mercedes de couleur blanche, immatriculé Su 082AA. Une enquête ouverte et conduite par le commissaire de la gare, prévoit ce lundi 15 décembre une descente dans ladite localité et à Edéa pour essayer d'en savoir un plus sur les trois autres complices, actuellement en fuite. Trois méditent sur leur sort depuis vendredi dernier dans les cellules de ce commissariat. Il s'agit notamment de Ernest Philémon Ebelle Ebanga, 32ans, vendeur à la casse de Bonakouamouang à Akwa, qui est le présumé acheteur, Benoît Denis Ndjengwes, 26ans, conducteur de moto taxi à Edéa, et enfin Bélisaire Vomo Ngoutso, 26ans, aide conducteur du camion.

Au total, 41 poteaux d'aciers purs scies, ont été retrouvés et saisis par le poste de police de la gare de Bessengue, ainsi que le camion qui devait servir pour le transport du matériel volé à Douala. Le 18 septembre dernier, un message porté adressé au ministre de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire, signalait déjà " le vol des matériaux divers dans les emprises de la Camrail ferroviaire, auquel cette société fait face, ce qui est préjudiciable sur la qualité de ses prestations et menace son l'équilibre à terme ", telle que l'indique la copie de la lettre.
" La Régifercam n'a pas été vendue, elle a été concédée à une société privée qui est la Camrail. Les bâtiments, les édifices publics, les wagons, les rails appartiennent à l'Etat. Il importe donc que les populations coopèrent pour stopper ces attaques sauvages", indique Didier Théophile Afana Manga, commissaire spécial, et chef d'unité au commissariat de la gare de Bessengue.

Joint au téléphone, pour savoir si les trois présumés coupables vont être déférés ce lundi, la réponse du commissaire est claire. " Je précise que l'enquête en cours qui nous oblige à descendre dans la localité de Piti, et dans la ville d'Edéa ce lundi doit pouvoir apporter de nouveaux éléments à cette enquête ", poursuit-il. Alfred Philémon Mendo, Directeur qualité hygiène sécurité et environnement (Qhse) à Camrail précise que ce phénomène récurrent de vols de matériaux ferroviaires, " pénalise énormément la Camrail. S'attaquer aux lignes de télécommunications avec le train, c'est vouloir perturber le train qui risque de ne plus se déplacer vers les différents points", soutient-il. Pour l'heure, seule l'enquête qui va se déporter du côté de Piti, et à Edéa apportera davantage de précisions, en attendant les trois autres complices qui courent toujours.
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