Blocage : Des investisseurs étrangers interdits de séjour au Cameroun

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Les membres du Peuple uni pour la rénovation sociale accusent le gouvernement d’avoir empêché l’arrivée de leurs invités.

La délégation composée de 12 hommes d’affaires étrangers qui devaient arriver en terre camerounaise hier, lundi 18 juillet 2011, n’a pas été aperçue. Les investisseurs avaient été invités par le Peuple uni pour la rénovation sociale (Purs).
La délégation était composée des hommes d’affaires de différents secteurs d’activités notamment la finance, l’énergie, le transport, le tourisme, l’agriculture. «Ce n’est qu’hier (dimanche, 17 juillet 2011, Ndlr) que nous avons été informés que ces investisseurs n’avaient pas reçu l’autorisation des autorités camerounaises pour débarquer dans notre pays. Pourtant, toutes les démarches ont été effectuées à cet effet», indique Serge Espoir Matomba, 1er secrétaire du Purs.

Sur la base du programme parvenu à notre rédaction, une séance de travail et une conférence de presse devaient se tenir hier dans un hôtel de la place. La conférence de presse qui devait se dérouler en présence des douze investisseurs en provenance du Portugal et d’Espagne a vite fait de tourner à une séance d’explications des raisons de l’absence de ces opérateurs économiques en terre camerounaise. Pour les membres du Purs, le refus d’autorisation est à mettre sur le compte d’un verrouillage politique de toute initiative entreprise par des partis politiques de l’opposition. Ce d’autant plus que, selon les responsables de ce parti, aucune explication concrète ne leur a été donnée, si ce n’est que : «L’autorité qui délivre les autorisations de débarquement des étrangers ne l’a pas fait».

C’est à la dernière minute que le Purs s’en est rendu compte. «C’est par les éléments de la police des frontières alors que nous nous étions rendus à l’aéroport pour les dernières vérifications, que nous avons été informé que les autorisations ne leur avaient pas été délivrées. Il nous a d’ailleurs été demandé d’en référer au délégué général à la Sûreté nationale qui délivre ces autorisations aux étrangers», explique Patrick Sapack du Purs.
Les investisseurs que devaient recevoir le Purs venaient en prospection au Cameroun. Ces hommes d’affaires devaient explorer les opportunités d’affaires dans l’optique de construire des industries ou d’investir dans plusieurs sociétés du pays. Pour le Purs, leur démarche s’inscrit dans le souci de réduire «le chômage qui va grandissant» dans le pays.

Marthe Ndiang (Stagiaire)

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