Dédicace : Jules Wounkep livre ses vers

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Il a présenté, mardi dernier, à Yaoundé, son recueil de poèmes intitulé : « Pour que passe la galère ».

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«Si j’étais peintre, je ferais autant de tableaux de cette perception de la vérité », s’est exprimé Ebénézer Njoh Mouelle, mardi dernier, à la fin de la cérémonie de dédicace de l’ouvrage  « Pour que passe la galère » de Jules Robert Wounkep Ngounou.

C’était lors d’un banquet culturel offert à l’hôtel Djeuga Palace de Yaoundé. Pour parler de ce recueil de poèmes, il y a eu, autour de l’auteur, Matchaje Yogolipaka, directeur des Editions Lupeppo International, l’éditrice de l’ouvrage ; Marcellin Vounda Etoa, préfacier, et par ailleurs directeur des Editions Clé.  
L’on a ainsi pu apprendre de Jules Robert Wounkep Ngounou que les 43 poèmes présentés sont, en fait, la face visible de l’iceberg. Plusieurs dizaines d’autres morceaux meublent encore ses tiroirs. Il a poursuivi en disant que la rédaction de ces vers, dont l’initiative remonte à un peu plus de 20 ans, avec notamment « Un amour de pissenlit », achevé en 1983, est «le fruit d’une inspiration et non d’efforts programmés ». Il ne dissimule par ailleurs pas son engagement en clamant sa lutte pour l’éducation par la poésie. Il s’agit, selon lui, de « pointer du doigt les choses dont nous sommes tous conscients ». C’est avec cette verve qu’il aborde des sujets comme le racisme, la corruption, les détournements de deniers publics, la prostitution… Toutes choses qui font la misère de l’Afrique, mais une misère qui finira bien par passer avec le temps. En effet, toujours d’après l’auteur, le but de cette œuvre est de conduire l’Africain vers une meilleure gestion de son temps afin, dit-il, d’éviter tout regret.
Ce banquet culturel va, de temps à autre, être entrecoupé par des airs de musique, des cris, pleurs, rires et chants qui ont accompagné la prestation d’un guitariste, ou la lecture par une troupe de jeunes comédiens de quelques poèmes tels « Intellectueurs/intellectuels », « Je suis nègre », ou encore « Douala … comme à Rio ».
Matchaje Yogolipaka a pris la parole pour qualifier les 94 pages de cette œuvre de « bouquet de sagesse ». Marcellin Vounda Etoa, lui, en a retenu trois mots : « Emotion, raison, foi ».  Pour lui, l’auteur réussit, entre émotion et raison, « à traduire un message de foi ». Une foi qui transparaît dans des poèmes comme « Le Jésus du salut », mais qui ne transforme pas ce recueil de poèmes en « un évangile agressif », a précisé le directeur des Editions Clé.
Comme mot de fin, Jules Wounkep a reconnu que son recueil « est une lecture profonde de notre société et une interpellation du poète qui milite pour la révision de nos mentalités, afin que passent ces galères psychosomatiques qui châtient nos chairs et nos âmes tombées sous leur joug, nous rapprochant un peu plus, chaque jour, de Sodome et Gomorrhe ». Ce banquet s’est achevé par la signature de quelques exemplaires de « Pour que passe la galère » par l’auteur.

Écrit par Ghislaine Ndjoungou  
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