«Si j’étais peintre, je ferais autant de tableaux de cette perception de la vérité », s’est exprimé Ebénézer Njoh Mouelle, mardi dernier, à la fin de la cérémonie de dédicace de l’ouvrage « Pour que passe la galère » de Jules Robert Wounkep Ngounou.
Ce banquet culturel va, de temps à autre, être entrecoupé par des airs de musique, des cris, pleurs, rires et chants qui ont accompagné la prestation d’un guitariste, ou la lecture par une troupe de jeunes comédiens de quelques poèmes tels « Intellectueurs/intellectuels », « Je suis nègre », ou encore « Douala … comme à Rio ».
Matchaje Yogolipaka a pris la parole pour qualifier les 94 pages de cette œuvre de « bouquet de sagesse ». Marcellin Vounda Etoa, lui, en a retenu trois mots : « Emotion, raison, foi ». Pour lui, l’auteur réussit, entre émotion et raison, « à traduire un message de foi ». Une foi qui transparaît dans des poèmes comme « Le Jésus du salut », mais qui ne transforme pas ce recueil de poèmes en « un évangile agressif », a précisé le directeur des Editions Clé.
Comme mot de fin, Jules Wounkep a reconnu que son recueil « est une lecture profonde de notre société et une interpellation du poète qui milite pour la révision de nos mentalités, afin que passent ces galères psychosomatiques qui châtient nos chairs et nos âmes tombées sous leur joug, nous rapprochant un peu plus, chaque jour, de Sodome et Gomorrhe ». Ce banquet s’est achevé par la signature de quelques exemplaires de « Pour que passe la galère » par l’auteur.
Écrit par Ghislaine Ndjoungou
