« Espoir », le premier album de Yaili, est dans les bacs.
Sur la pochette du Cd, on voit une jeune femme en dreadlocks ornés de perles, une boucle minuscule sur le nez, le regard perçant, comme en attente. Mais de quoi ?
Yaili a fait de la diversité son leitmotiv. On retrouve dans son album une multitude de rythmes : rap, Rnb, reggae, soul makossa et quelques notes de bikutsi. Elle chante en français, en anglais, en duala, en fufuldé et en ewondo. Yaili a aussi choisi de miser sur le featuring. Et elle a fait appel à de jeunes chanteurs camerounais plus connus qu’elle : Koppo, Sultan Oshiminh, VBH et Big B-Zy. Avec un certain bonheur. Ses titres « Miyi dima », en featuring avec Koppo, et « Tracer ma route », où intervient Sultan Oshiminh, sont les plus enlevés.
Née en 1986 à Yaoundé, Yaili, de son vrai nom Liliane Yassedi, est arrivée à la musique sur un déclic, en interprétant un jour « My heart will go on » de Céline Dion, dans une émission de radio à la Fm 94. Sa passion pour la chanteuse canadienne l’a d’ailleurs beaucoup influencée et se ressent dans son album. « Dounia neli ma » (Dieu t’a envoyé), son premier titre, rappelle, par bien des points, le fameux « Because you loved me » de Céline Dion. « Thank you to be there every day; thank you to just love me”, martèle Yaili. En 2001, celle qui est journaliste de formation chante comme choriste pour Sultan Oshiminh et fait ainsi son entrée dans la musique. Elle se veut une artiste engagée et rêve d’un Cameroun sans corruption, sans chômage, où la justice est équitable. Des vœux pieux ? « La liberté s’arrache », même si, pour cela, il faut casser quelques œufs, soutient-elle.
Yaili a préparé ce premier album pendant trois ans, à Yaoundé et à Douala. C’est finalement dans une jeune maison de production en France qu’elle le produira. « Espoir » est aussi le premier produit de Bolard production, que dirige Rosette Loe. C’est dire qu’il porte toutes les attentes de deux femmes, respectivement auteure et productrice. Yaili a commencé à tracer son chemin dans le hip hop camerounais. Mais passer de l’ombre à la lumière, un rêve qu’elle appelle de tous ses vœux, c’est une autre paire de manche.
Stéphanie Dongmo
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