EDC : les défis des pionniers

Comments · 388 Views

L’équipe dirigeante de Electricity Development Corporation devra s’atteler à réduire le déficit énergétique.

L’espoir est perceptible dans les propos de ce reporter d’un quotidien privé de Yaoundé. Celui de voir enfin la question de la réduction du déficit énergétique définitivement résolue. Dans une salle du ministère de l’Industrie des Mines et du Développement technologique, ce collègue espère bien rencontrer le tout premier directeur général de la société Electricity Development Corporation, Célestin N’Donga, nommé vendredi dernier par décret présidentiel. Le même jour, le président du Conseil d’administration, Mengot Victor Arrey-Nkongho, a été élu par les autres membres de cette instance dirigeante de l’EDC. Du coup, dans l’opinion est né l’espoir de voir se mettre effectivement en marche la nouvelle vision du Cameroun en matière de production énergétique.

La question est effectivement au centre des préoccupations, et au cœur de tous les discours. La réduction du déficit énergétique se pose aujourd’hui comme un des préalables essentiels à la promotion d’une économie de production, basée sur la transformation locale des matières premières et même l’industrialisation. A cet égard, la tâche de l’équipe pionnière désignée vendredi dernier à la tête de l’EDC s’annonce des plus exaltantes. La construction et la gestion des infrastructures de production de l’électricité sont de toute évidence le premier pas à franchir. Trivial. Pour pourvoir les entreprises et les ménages en énergie électrique, il faut au préalable en produire suffisamment

En priorité, selon les experts, il s’agira de traduire en actes concrets les nombreux projets existants. Car, des projets existent effectivement. Autant le projet de construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal, celui de Memve’ele, la centrale thermique à gaz de Kribi, que le barrage de retenue d’eau de Lom-Pangar en projet, sont des initiatives qu’il tarde aux différentes opinions populaires et dans les milieux d’affaires, de voir se concrétiser. L’écart à rattraper est bien connu. Selon les estimations, le déficit énergétique actuel se chiffre autour de 150MW. Les 350 à 400 MW de production du barrage de Nachtigal devraient essentiellement servir à l’extension de l’industrie d’électrolyse d’aluminium d’Alucam. Cependant, cette importante quantité d’énergie, combinée aux près de 150MW de la centrale de Kribi et à la production de Memve’ele et Lom-Pangar, devrait permettre d’effacer les années noires du déficit et favoriser l’implantation de gros investissements industriels. Il faudra pour cela que toutes ces bonnes intentions soient concrétisées.

  Serges Olivier OKOLE
Comments