Concert : Pascal Gallet ressuscite la musique classique

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Le pianiste français s’est produit au Ccf de Douala la semaine dernière.

 



 Pendant 1h 45 minutes, les amoureux de la musique classique se sont régalés. C’était jeudi dernier, lors du récital de Pascal Gallet à l’Institut français de Douala. Seul sur la scène, avec pour seule compagnie son piano, l’interprète revisite les grands classiques de la musique contemporaine. Pour le grand plaisir des connaisseurs qui ne s’ennuient pas une seconde.
Il faut dire qu’ « écouter quelqu’un comme Gallet jouer, donne envie de se mettre au piano », souligne Gauthier, le regard envieux. Le petit public composé en majorité d’expatriés ne perd pas une miette du récital. Le regard fixé sur la scène, les spectateurs profitent du doigté expérimenté du maestro qui allie à la fois force et souplesse. Coups de tête et de pied, ou dodelinant de la tête, le pianiste et par ailleurs concertiste international fait usage de toutes les parties de son corps. Des mouvements qu’il ajuste au rythme des notes qu’ils exécutent sur son piano.
Bien calé sur sa chaise sans dossier et vêtu comme un maître de cérémonie (pantalon noir, veste coupe redingote), ce natif de Chambery en France ne fait plus qu’un avec son instrument de musique.

De la musique de Beethoven à celle Brahms, ou encore de Mozart à Chopin, le pianiste français reprend tour à tour les grandes pièces qui ont fait la notoriété de ces musiciens du 20ème siècle. C’est par les oeuvres de Liszt (compositeur allemand) qu’il ouvre la première partie de son spectacle. Avec douceur, il effleure juste les touches de son piano. Après 45 minutes de représentation, Pascal Gallet quitte la scène, pour la rejoindre quelques minutes plus tard. Il enchaîne avec la deuxième partie de son récital. Une seconde partie où il mélange la musique classique et cinématographique. L’objectif étant de « désacraliser la musique classique », précise pascal Gallet. On retrouve alors la musique de Chopin comme dans le film « Le pianiste » de Paul Polanski.
De même que sa première pièce dans le film d’Amélie Poulin. Celui qui a déjà plus d’une vingtaine de disques enchaîne avec le 3ème mouvement de la 3ème symphonie de Brahms, retranscrit au piano par lui-même.
Après 1h30minutes de musique sans paroles, celui qui a plus de 35 ans de carrière comme pianiste cède sa place à Mannuel, un jeune pianiste camerounais. Ce dernier se fait accompagner au chant par Tehilah. Sur le titre « Que ha dado », ces jeunes du groupe « Living stones» rendent un bel hommage au boléro (rythme espagnol).

Marthe Ndiang

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